
Caryatides (Les), Hôtel Alfred Sommier
Richard de Warren a osé la cinquantaine passée transformé l'hôtel particulier de famille en hôtel de luxe. Il est vrai que l'immeuble s'y prête à merveille, sa porte cochère, ses salons en enfilade et ses chambres à l'étage donnant sur une cour aussi calme que reposante dans ce quartier central proche des grands magasins. Le joyau ? Assurément le jardin logé dans la deuxième cour et qui abrite le restaurant durant les beaux jours. Et lorsque la pluie s'annonce, la salle à manger trouve ses aises à l'intérieur qu'illumine un bow-window donnant sur ce même jardin. L'heureux propriétaire a souhaité recevoir comme dans une maison de famille qu'elle est, assiettes en faïence de Gien, rond de serviette et couverts en argent, nappe damassée … Au menu, une même douce nostalgie mise en scène autour d'un registre classique, cuisine bourgeoise s'il en est, sauce beurre-blanc ou soubise en hiver, poissons nobles, millefeuille ou tarte bien évidemment maison. Rien de spectaculaire, certes des efforts encore à fournir dans le choix du pain, du café ou dans la sélection de vins, mais les assiettes jouent à leur façon l'atmosphère ou le décor empreints d'histoire. Les touristes auront eux aussi la chance de partager un Paris aujourd'hui souvent méconnu ou délaissé.
Fraîcheur au tourteau, asperges verte et blanche crues et cuites - Saint-Pierre en filet, olives taggiasche, légumes croquants wok - Millefeuille de la maison Sommier à la crème pistache.


