Maison Roland
Dans l'ancien restaurant gastronomique qui a vu Christophe Moret ou Philippe Labbé réjouir une clientèle haut de gamme et exigeante, place désormais à une brasserie. L'aménagement resté cossu et confortable vaut aussi pour sa terrasse que prolonge un jardin insoupçonné depuis la rue avec vue spectaculaire sur la tour Eiffel. Dès les beaux jours, les tables espacées sont sans surprise recherchées. Mais notre coup de cœur va tout autant à la cuisine. Imaginez la brigade de ce palace exemplaire, réunissant de nombreuses "bêtes de concours", toutes virtuoses dans la maîtrise de la technique et dans le strict respect des bases classiques, se lancer pour pari de faire vivre les incontournables du terroir. Soucieux de garder au sein de l'établissement une clientèle internationale à l'affût de ces plats de toujours, décision a été prise de créer la Maison Roland autour d'une carte éloignée des standards des palaces internationaux. Pour le bonheur de voyageurs qui le soir de notre passage semblaient aussi repus que ravis. Comme pour le notre, promesse de redécouvrir un patrimoine trop souvent mis à mal dans une exécution approximative. Cela commence par la terrine, généreuse avec son morceau de foie gras, puissamment assaisonnée (il le faut !), à la texture heureuse (surtout pas sèche !) et qu'accompagnent pickles d'oignons rouges et grains de moutarde (quelle bonne idée !). Les rillettes de poisson liées au fromage blanc se montraient tout aussi irrésistibles. Les petits farcis, plat proposé ici sur un mode végétarien, reprenaient les codes sudistes, acidité maîtrisée de la tomate et jus à base d'herbes d'une insoupçonnée longueur en bouche. La sole servie avec une grenobloise aurait mérité d'être proposée meunière, préparation mieux à même de sublimer la chair du poisson. La mousse au chocolat manque elle aussi d'allant : chocolat signé Barry pas assez précis et pas de tuile pour "pousser". Dommage, car les autres desserts fleuraient la perfection. Le service d'une grande gentillesse, la cave prestigieuse et les nombreuses attentions qui entourent le repas invitent sans hésiter à réserver. Que la météo soit clémente ou non car, dès la rentrée, bourguignon, blanquette ou pot-au-feu devraient faire leur apparition sur la carte. Chic, à se réjouir des premiers frimas ! Pierre-Yves Chupin
Terrine de campagne, pistache, foie gras & pickles - Petits farcis végétariens, boulgour et crottin de Chavignol - Coupe de fraises et yaourt glacé

Substance
À l’origine du restaurant, la rencontre entre Stéphane Manigold, le fondateur passionné de vins et de cuisine, Matthias Marc, le chef, et Anthony Pedrosa, le sommelier et directeur de salle.
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Étude
Un chef jusqu'au-boutiste qui, à la faveur de la pandémie, a décidé de limiter la salle à seulement quatre tables et de ne s'approvisionner qu'à moins de cent kilomètres autour de Paris.
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Shang Palace
Antre d'habitués, ce restaurant installé au sous-sol du palace offre un confort évident à défaut de proposer une lumière naturelle.
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Pleine Terre
Logé dans le sous-sol d'un hôtel et accessible uniquement par un escalier depuis la rue, ce restaurant joue plus du club privé.
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Summer by La Bauhinia
Dans l'ancienne demeure de Roland Bonaparte, la terrasse-jardin se transforme tout l'été et même au-delà en restaurant.
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