Arôme (L')
Plus qu'un restaurant, l'Arôme a tout du club sachant réunir ses nombreux fidèles autour du chef, Thomas Boullaut, passant de table en table pour deviner les envies de chacun et expliquer ses créations. Les saisons offrent aux assiettes le meilleur, asperges, champignons, homards et bien entendu gibier, Thomas étant à l'initiative du championnat du monde du lièvre à la royale. Thomas le Solognot y sert une version peut-être inégalée à Paris, dans une construction subtile et généreuse, précise et inventive. Ce chef aussi doué que travailleur affectionne également les mariages terre et mer comme notre quasi de veau proposé avec des pommes de terre nouvelles aux coques ou ce pigeon assaisonné par la présence d'anguille fumée. Le fromage constitue une étape marquée du repas avant l'arrivée de desserts, tous graphiques et maîtrisés. Le livre de cave se feuillette avec gourmandise, sérieux dans sa présentation et prometteur avec ses 9500 bouteilles. Service précis et sympathique.
Volaille aux herbes, mayonnaise à l'estragon ; tartelette tartare de veau ; sphère de riz japonais, algue Nori (en amuse-bouche) - Fraîcheur de thon mi-cuit, salade de papaye verte au vinaigre de Kalamansi et nuoc mâm, guacamole avocat-banane-oseille et condiment - Quasi de veau doré au sautoir, pommes de terre fondantes aux coques, marmelade citron-vanille, jus perlé infusé au fenouil sec - Vacherin aux fraises des bois, crème double de Gruyère, nuage au thé Shéhérazade.




