Pantruche (Le)
« Pantruche ou les mémoires d’un truand »… Illustrée par Dubout pour la couv’, les pseudo mémoires de Fernand Trignol (1948) donnent plutôt l’impression de jacter d’une belle bande de caves un peu brûlées en touchant au grisbi. La cave (celle de la carte des vins du bouclard éponyme de la bande à Franck Baranger et Edouard Bobin - qui tiennent à leur pogne également le Caillebotte, la Belle Maison et le Coucou) semble avoir essuyé une rafale de sulfateuse tant les ratures la plombent. À l’heure de l’ordi et de l’imprimante, on pourrait espérer un peu plus de tenue. À l’image également du service nonchalant et des commandes oubliées. Reste le beau décor blanc et gris, les miroirs, le bar rebondi et surtout la cuisine: bons produits, cuissons exemplaires. La formule du déjeuner (19€) est une aubaine et illustre bien la qualité du travail du chef.
Tête de veau snackée et coquillages, roquette, émulsion iodée - Suprême de pintade française, chou kalé noir, ail des ours - Rhubarbe confite, tapioca coco, glace à la sauge.




